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5 exigences clés en matière de tests d'intrusion Hitrust pour garantir la sécurité des données

JP
John Price
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Alors que les organismes de santé continuent de stocker et de gérer d'importantes quantités de données sensibles sur les patients, il est essentiel de mettre en place des mesures de sécurité robustes afin de prévenir les violations de données et de protéger la confidentialité des patients. Une étape importante de la sécurisation des données de santé consiste à réaliser régulièrement des tests d'intrusion, qui consistent à simuler une cyberattaque sur les systèmes de l'organisation afin d'identifier les vulnérabilités et les failles.

L’Alliance pour la confiance dans l’information en santé ( HITRUST ) est une organisation de référence qui fournit des recommandations aux établissements de santé sur la manière de garantir la sécurité et la confidentialité des données des patients. HITRUST a élaboré un ensemble d’exigences relatives aux tests d’intrusion que les établissements de santé doivent respecter afin d’assurer l’efficacité et la rigueur de leurs tests.

Dans cet article de blog, nous allons détailler les 5 exigences clés en matière de tests d'intrusion HITRUST que les organismes de santé doivent connaître.

Définir le périmètre du test d'intrusion

Avant de commencer un test d'intrusion, il est essentiel de définir clairement son périmètre. Cela doit inclure les systèmes et réseaux à tester, ainsi que les types d'attaques spécifiques qui seront simulés. Cette approche permettra de garantir un test ciblé et efficace, et d'identifier toutes les vulnérabilités potentielles.

Au cœur de cette feuille de route se trouve la décision concernant les systèmes et réseaux à examiner. Qu'il s'agisse du serveur principal de l'organisation, de son système de stockage cloud ou d'applications spécifiques, chacun présente des vulnérabilités potentielles qui lui sont propres. Par conséquent, le recours à des services tels que les tests de sécurité applicatifs ou les tests d'intrusion réseau adaptés à chaque système devient impératif.

De plus, il ne s'agit pas seulement de savoir quels systèmes seront testés, mais aussi comment ils le seront. Le paysage de la cybersécurité est vaste et les types de menaces sont variés. Le test simulera-t-il une attaque de phishing, en utilisant des techniques comme l'ingénierie sociale ? Ou bien reproduira-t-il des menaces plus sophistiquées visant à exploiter des vulnérabilités logicielles spécifiques ?

Par ailleurs, il est crucial de bien comprendre les types d'attaques à simuler. Par exemple, si une organisation est particulièrement préoccupée par les menaces internes, un test axé sur les techniques d'ingénierie sociale sera plus approprié. En revanche, si la principale préoccupation concerne les menaces externes, des tests d'intrusion réseau rigoureux, voire des évaluations de vulnérabilité, seront prioritaires.

En définissant précisément le périmètre du test, l'organisation s'assure qu'il ne soit ni trop large (entraînant un gaspillage de ressources et de temps), ni trop restreint (risquant de passer à côté de vulnérabilités critiques). Cette approche ciblée garantit non seulement une utilisation optimale des ressources (temps et argent), mais aussi l'identification et la correction de toutes les failles de sécurité potentielles, qu'elles soient mineures ou critiques. L'organisation bénéficie ainsi d'un environnement informatique plus sûr et plus robuste.

Utilisez du personnel qualifié pour effectuer le test

HITRUST exige que les personnes réalisant les tests d'intrusion soient qualifiées et expérimentées dans ce type de tests. Ceci est important car cela garantit que les tests sont effectués par des professionnels qui comprennent les cybermenaces les plus récentes et savent comment identifier et exploiter les vulnérabilités.

Tout d'abord, le paysage des menaces numériques est en perpétuelle évolution. Chaque jour, de nouvelles menaces émergent, tandis que les anciennes se transforment, devenant plus sophistiquées et plus difficiles à détecter. Seul un professionnel chevronné, parfaitement au fait des dernières cybermenaces, peut simuler efficacement ces scénarios d'attaque modernes. Qu'il s'agisse d'un test axé sur la pénétration de réseau , la sécurité des applications ou même les techniques de tromperie impliquant l'ingénierie sociale , la compréhension des subtilités est essentielle.

De plus, un testeur d'intrusion expérimenté ne se contente pas d'identifier les vulnérabilités ; il maîtrise également les rouages de leur exploitation. Il ne s'agit pas de causer des dommages, mais de comprendre l'ampleur d'une faille potentielle. Par exemple, si les analyses de vulnérabilité peuvent révéler des points faibles potentiels, un véritable test d'intrusion ira plus loin, tentant d'exploiter ces vulnérabilités pour comprendre les dommages potentiels qui peuvent être infligés.

De plus, la présence d'un professionnel à la tête de l'équipe garantit que les activités post-test, telles quela gestion des incidents , soient traitées avec le sérieux nécessaire. En effet, un test peut révéler des vulnérabilités critiques, et une personne expérimentée connaît les protocoles permettant de signaler et de traiter rapidement ces problèmes.

Suivre une méthodologie de test documentée

HITRUST exige le respect d'une méthodologie de test documentée lors des tests d'intrusion. Celle-ci doit inclure un plan clair du déroulement du test, ainsi que les outils et techniques spécifiques qui seront utilisés. Une méthodologie documentée permet de garantir un test rigoureux et cohérent, et d'identifier toutes les vulnérabilités potentielles.

L'essence d'une méthodologie documentée

En résumé, une méthodologie documentée fournit une feuille de route structurée pour les tests d'intrusion . Il s'agit d'un guide étape par étape décrivant le déroulement du test, les outils et techniques utilisés, ainsi que les résultats attendus à chaque phase. Examinons cela plus en détail :

1. Clarté et précision :

L'élaboration d'un plan clair garantit que les testeurs et les parties prenantes de l'organisation partagent la même vision. Ce plan clarifie les systèmes qui seront testés, qu'il s'agisse de tests d'intrusion réseau ou de tests de sécurité applicative , et définit les résultats attendus.

2. Cohérence :

La cybersécurité est un domaine en constante évolution. Face à ce paysage changeant, les organisations peuvent être soumises à de multiples tests d'intrusion au fil des ans. Une méthodologie documentée garantit la cohérence de ces tests, rendant ainsi possible toute analyse comparative. Cette cohérence est essentielle pour évaluer l'efficacité des mesures de sécurité mises en œuvre dans le temps.

3. Évaluation complète :

Une approche méthodique permet d'identifier et de traiter toutes les vulnérabilités potentielles, qu'il s'agisse de failles techniques ou de risques liés au facteur humain comme l'ingénierie sociale . Elle élimine les risques d'oubli et garantit une analyse exhaustive.

4. Conformité réglementaire :

Outre sa valeur intrinsèque, une méthodologie structurée constitue également une obligation réglementaire. Des référentiels tels que HITRUST définissent des directives claires sur la manière de mener des tests d'intrusion, et une procédure documentée permet aux organisations de rester conformes.

5. Commentaires et améliorations :

Après le test, la méthodologie documentée sert de référence lorsde la réponse et de la correction des incidents . Elle offre une méthode claire pour retracer l'origine des vulnérabilités découvertes, ce qui rend la remédiation efficace.

Méthodologie en pratique

En quoi consiste généralement une méthodologie documentée ? Elle débute par une phase de pré-test, où le périmètre est défini. Celle-ci peut inclure des évaluations de vulnérabilité afin d'identifier les points faibles potentiels. La phase principale du test peut ensuite consister en des simulations de scénarios d'attaques réels à l'aide d'outils spécialisés. Selon l'objectif, il peut s'agir d'attaques par force brute, de campagnes de spear-phishing, voire de tests d'intrusion physiques sur le terrain.

Parallèlement, les équipes pourraient participer à des exercices de simulation pour évaluer la stratégie de réponse de l'organisation. Une fois le test terminé, la méthodologie pourrait définir des formats de rapports et des mécanismes de retour d'information spécifiques, intégrés à un SOC géré ou supervisés par un RSSI virtuel .

Obtenir l'approbation préalable des parties concernées

Avant de procéder à un test d'intrusion, HITRUST exige que l'établissement de santé obtienne l'approbation des parties concernées, notamment le service informatique et les prestataires de services externes. Cette démarche permet de garantir le bon déroulement du test et de minimiser les perturbations des systèmes de l'établissement.

Documentez les résultats du test

HITRUST exige que les résultats du test d'intrusion soient rigoureusement documentés et fassent l'objet d'un rapport. Ce rapport doit comprendre une analyse détaillée des vulnérabilités identifiées, ainsi que des recommandations pour y remédier. Un compte rendu clair des résultats du test permettra à l'organisation de prioriser et de corriger les vulnérabilités identifiées, et de garantir la sécurité de ses systèmes et de ses données.

En résumé, les exigences de HITRUST en matière de tests d'intrusion visent à garantir que les organismes de santé soient en mesure d'identifier et de corriger efficacement les vulnérabilités de leurs systèmes et réseaux. En respectant ces exigences, ces organismes peuvent améliorer la sécurité des données de leurs patients et se protéger contre les violations de données. Il est important pour les organismes de santé de réaliser régulièrement des tests d'intrusion dans le cadre de leur stratégie globale de cybersécurité et de s'assurer qu'ils répondent aux exigences de HITRUST pour ce type de tests.

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