Dans un monde de plus en plus interconnecté, nous constatons une augmentation constante du nombre et de l'intensité des cyberattaques. Statistiquement, il est fort probable que votre système, qu'il soit personnel ou professionnel, ait déjà été confronté à une cybermenace. Pour comprendre et contrer efficacement ces attaques, il est nécessaire d'approfondir le sujet et d'explorer les différents types de cybercriminalité à travers des exemples concrets.
La cybercriminalité revêt des formes variées, allant des farces inoffensives aux attaques dévastatrices capables de paralyser des économies entières. Pourtant, quelle que soit son ampleur ou son impact, toute cybermenace a un point commun : la violation de la sécurité numérique, tant personnelle qu’institutionnelle. Cet article vous emmène au cœur du monde tumultueux des cybermenaces, en s’appuyant sur des exemples concrets pour comprendre comment ces crimes se concrétisent.
Le monde sinistre du phishing
Statistiquement, l'hameçonnage (phishing) figure parmi les cybercrimes les plus fréquents. Il s'agit d'une méthode de manipulation où les cybercriminels se font passer pour des entités de confiance afin d'inciter les victimes à divulguer leurs données sensibles. Par exemple, il arrive souvent que des criminels envoient de faux courriels se faisant passer pour des entreprises réputées, comme des banques, et incitent les destinataires à cliquer sur des liens les redirigeant vers des sites web frauduleux.
L'une des attaques de phishing les plus tristement célèbres est la faille de sécurité chez RSA en 2011, où un stratagème élaboré a compromis les jetons d'authentification SecureID du géant de la sécurité. Les pirates ont envoyé deux courriels d'hameçonnage différents sur deux jours à de petits groupes d'employés de RSA. Ces courriels contenaient une feuille de calcul Excel avec un logiciel malveillant dissimulé, permettant aux intrus de prendre le contrôle du système de RSA.
Démasquer les attaques de logiciels malveillants
Les attaques par logiciels malveillants constituent une autre forme répandue de cybercriminalité. Elles consistent à utiliser des logiciels malveillants tels que des virus, des vers, des chevaux de Troie et des rançongiciels pour infiltrer et endommager des systèmes ou des réseaux informatiques. Un exemple notoire est l'attaque par rançongiciel WannaCry de mai 2017, qui a touché des centaines de milliers d'ordinateurs dans plus de 150 pays. Les attaquants ont exploité une vulnérabilité du système d'exploitation Windows de Microsoft, chiffrant les données des utilisateurs et exigeant des rançons en bitcoins.
Analyse des attaques par déni de service (DoS) et par déni de service distribué (DDoS)
Les attaques par déni de service (DoS) et par déni de service distribué (DDoS) consistent à saturer les ressources d'un serveur ou d'un réseau, le rendant ainsi lent ou totalement inaccessible aux utilisateurs légitimes. Les attaquants cherchent souvent à faire planter le système ciblé ou à épuiser ses ressources. L'attaque Dyn d'octobre 2016 est un exemple célèbre d'attaque DDoS. Cette attaque a rendu inaccessibles les principales plateformes et services internet aux utilisateurs en Europe et en Amérique du Nord, affectant notamment Twitter, Reddit et Netflix.
Détection des menaces persistantes avancées (APT)
Les APT (menaces persistantes avancées) sont des attaques ciblées de longue durée où le criminel infiltre un réseau et reste indétecté pendant une période prolongée, volant souvent des données ou surveillant les activités des utilisateurs. Le piratage de Sony Pictures en 2014 reste un exemple tristement célèbre d'APT. Les pirates, connus sous le nom de « Gardiens de la Paix », ont infiltré le réseau de Sony, volé des données sensibles et procédé à l'effacement complet des serveurs de l'entreprise.
La menace du cryptojacking
Le cryptojacking est une forme récente de cybercriminalité où un attaquant utilise illégalement l'ordinateur de sa victime pour miner des cryptomonnaies. En 2018, Tesla en a été victime. Des criminels ont infiltré la console Kubernetes de Tesla, non protégée par un mot de passe, et l'ont utilisée pour miner des cryptomonnaies.
Le découpage complexe du cyberespionnage
Le cyberespionnage consiste à collecter illégalement et de manière persistante des informations sensibles auprès de particuliers, d'entreprises ou de gouvernements à des fins politiques, économiques ou militaires. Un cas notoire est celui du groupe Equation, révélé par Kaspersky Lab. Ce groupe, soupçonné d'être une initiative de la NSA (Agence nationale de sécurité américaine), était actif depuis 2001 et espionnait des cibles de premier plan comme le programme nucléaire iranien et l'armée russe.
En conclusion, les criminels de notre monde numérique continuent de perfectionner leurs techniques, menaçant ainsi la sécurité numérique. Du phishing aux logiciels malveillants, en passant par les attaques par déni de service (DoS/DDoS), les APT, le cryptojacking et le cyberespionnage, ces types de cybercriminalité, illustrés par des exemples, représentent la menace constante à laquelle nous sommes confrontés. Bien que préoccupante, la compréhension de ces menaces et de leurs répercussions concrètes est la première étape essentielle pour sécuriser nos systèmes et garantir notre sécurité numérique à l'ère du tout virtuel.